Le marché À Lyon, elle est dans un petit marché. Ce soir, une voisine vient manger chez elle. Le marché ferme bientôt. Depuis quelques semaines, elle habite ici, dans une petite maison. Elle connaît peu de mots. Elle a peu d’argent. Elle a besoin d’un poisson pour ce soir. Elle entre dans le marché avec un petit sac. Le vendeur est derrière son étal. Il regarde la femme. « Bonjour. » « Bonjour. » Elle regarde le poisson sur la glace. Elle le montre avec un doigt. « Ça ? » Le vendeur prend un morceau de pain. « Du pain ? » « Non. » Elle montre encore le poisson. « Ça, s’il vous plaît. » Le vendeur prend une grande tomate. « Une tomate ? » « Non, non. » Elle montre encore le poisson. Elle montre le poisson avec ses deux mains. Le vendeur prend une grande bouteille d’eau. Il la pose dans le sac. « De l’eau ? » « Non ! » Le vendeur regarde la bouteille. Il regarde la femme. Il rit un peu. La femme regarde le sac. Dans le sac, il y a du pain, une tomate et de l’eau. « Ce n’est pas ça ? » demande le vendeur. « Non. » Elle montre le poisson une dernière fois. Le vendeur attend. Il prend lui-même le poisson sur la glace. Il le met devant la femme. « Vous voulez du poisson. » La femme regarde sa bouche. Elle écoute. « Poison ? » « Oui, presque. Poisson. » « Poisson. » « Oui. Poisson. » « Poisson. » Le vendeur met un poisson dans le sac. Puis il en prend un autre. Il met le deuxième poisson dans le sac aussi. « Deux poissons. » La femme regarde le deuxième poisson. « Combien ? » « Un poisson coûte quatre dollars. » Elle sort son argent. Elle compte quatre dollars. Elle les pose sur la table. « Quatre dollars pour deux poissons ? » « Oui. » « Non, non. Un seul poisson coûte quatre dollars. » La femme regarde le sac. Elle montre les deux poissons. « Deux ? » « Oui, deux poissons. Mais vous payez quatre dollars. » « Merci. » « De rien. » La femme prend le sac. Le pain, la tomate et l’eau restent sur la table. « Le pain ? » demande le vendeur. « Non. » « La tomate ? » « Non. » « L’eau ? » « Non. » Le vendeur remet le pain, la tomate et l’eau à leur place. La femme met les deux poissons contre elle. Elle dit encore le mot dans la rue. « Poisson. » Elle marche vite vers sa maison. Elle tient le sac avec deux mains. À sa porte, elle dit encore : « Poisson. » La voisine est en haut de l’escalier.